La Photographie en Bretagne et en particulier
sur Pont-Aven, début siècle dernier

 

Le sujet est vaste.  
Les mises en scène par exemple permettent aux photographes d ‘investir des domaines qui appartenaient jusque là à la peinture, au théâtre, au cinéma. Ils en détournent le sens original en y apportant un langage particulier : celui de la photographie.

Dès la fin du XIXe siècle, quelques uns rejoignent le domaine naissant de la publicité commerciale.
(En l’occurrence dans l’exposition une mise en scène à Rosporden. )
Lorsque ce langage permet au praticien d’interpeller de façon originale et nouvelle le public, il entre par la porte d’honneur dans la très confidentielle histoire de la photographie.
Pont-Aven : la cité des peintres de la fin du XIXe siècle est également parfois celle des photographes paysagistes, émus par la beauté naturelle du site, la lumière particulière qui embaume la vallée, l’accueil et le folklore de ses habitants.
Quoi de plus frappant que ces vieilles photographies de la cité pour imaginer concrètement des temps révolus ?
A cette époque de la photographie réaliste triomphante, un grand pan de l’intérêt de la peinture de même nature, devenu inutile, s’écroulait.
C’est Emile BERNARD, en arrivant à Pont-Aven en 1886 avec dans ses bagages une Petite sensation révolutionnaire (le cloisonnisme) qui enfonça le clou dans le monde des beaux-arts.
Mais là est une autre histoire, celle de compétition pour ne pas dire des conflits permanents entre le peintre et le photographe.

 

Gérard Berthelom